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janvier 2008

26 janvier 2008

La kitcherie poéticogainsbardienne du weekend

20 janvier 2008

Sweet dreams are made of this

DisneyLe rêve a un matériel et une source: Disneyland, représentation des origines infantiles du songe, matrice du désir absolu, manifestation illimité du "je veux tout, tout de suite", de la voracité insatiable qui prend habituellement corps dans le rêve. C'est là, à portée d'yeux, ce désir à bas prix qui n'est dompté par aucune autorité parentale, qui en reste à cette voracité parce qu'aucun refus ne vient l'humaniser. Disneyland est l'orchestre du rêve, le maître de vérité de nos nouveaux songes tel l'hypnotiseur. Nous y consentons, nous n'y allons pas pour rêver à notre insu (comme dans le sommeil), nous sommes dans le rêve comme volonté d'abandon.

Un rêve exclu de l'intime, un rêve dont on ose parler, le seul rêve peut-être qui ne parle ni d'accomplissement total du désir sur le mode de la transgression, ni ne tient de propos sur la mort de personnes chères. Toute la vie rêvée de Disneyland tient dans ce quatuor fragile: l'illimité du désir, la possibilité de son accomplissement, l'absence apparente de censure et la manifestation permanente du sous-entendu (parce que celui-ci ne contient rien de subversif). Le désir provoqué par Disneyland est pourtant obscène, il se regarde en face dans les sucreries et les châteaux en toc, il se présente nu et non travesti. Toute référence au cauchemar y est évacuée, ce cauchemar qui se révèle au moment où le rêveur s'approche trop du désir. Allez y, touchez, jouez, le désir ici-même se dévore et se dépasse! Vous ne buterez pas sur le désir de l'autre (aucune altérité infernale nous dirait Sartre à propos de Disneyland). Tout est à nous, rien n'est à partager: l'individualisme sauvage pousse dans la joyeuseté du décor. Ce n'est ni le lieu de la Tragédie ou de la Comédie qui lui, a rendez-vous avec l'irregardable (tout comique rate son désir et tout tragique meurt de désir, yeux mi-clos). Ici donc il n'y a pas de grande ou de petite personne, nous retrouvons seulement cet autre absolu qui nous répondait jadis, inconsolable désormais que nous sommes de l'avoir perdue: la mère, abondante dans russe montagne, à condition qu'on la paie à l'entrée.

A Disneyland, vous êtes priés de ne pas vous crever les yeux, ni même de les fermer sur les éventuelles fautes transmises par vos ancêtres: vous pouvez ici à corps et à cri aimer dans la profusion et sans la culpabilité de l'inceste. Vous êtes dans une autre scène qui ne comporte pas d'interdit, secrètement vous y êtes des enfants dans la nuit, tous les enfants de peut-être toutes les nuits, au coeur du désir mis en scène dans la négation prude du sexe: comble de la perversion, un désir sans sexe, mais imposant une parité douteuse, celle de Cendrillon et du Prince remise en cause par les nains de Blanche Neige (revanche de la belle dame sur des nabots impuissants; mise en scène de la tournante des caves sur le mode champêtre).

Revanche provisoire sur la précarité du quotidien, Disneyland intensifie le désir sans le rendre insoutenable au point de se réveiller brutalement dans l'angoisse du démon de nos nuits (zéro démonologie chez Mickey). Douceur donc, dans l'ultra visibilité de ce rêve dont les personnages sont des symptômes sans maladies (pas de dérèglement organique du désir à Disneyland); douceur toute régressive donc, douce sauvagerie incompatible avec la rude vie en société aussi. Tout y devient possible, c'est la mère à boire, Carla et Nicolas s'y croisèrent.

Et la Loi du Père rattrape parfois la débauche de fantasme:


 

Signature      

06 janvier 2008

Amour, Gloire et Beauté

Noel2007091Qui que vous soyez,

Damoiselles ou damoiseaux clairs comme de l'eau,

Êtres troubles au passé nébuleux,

je vous souhaite de gagner beaucoup d'argent à la bourse,

de devenir directeur marketing chez Danone

et surtout

de bien brosser votre caniche Harmony tous les weekends.

Et au passage,

je vous souhaite surtout de garder votre sourire

et de l'humour avant toute chose,

et pour cela préfèrez l'impair,

plus vague et plus soluble dans l'air,

sans rien en lui qui pèse ou qui pose.

Amour et poésie,

Plp

Signature

Miouzik

  • Antony and the Johnsons -

    Antony and the Johnsons: I Am a Bird Now
    Une voix couleur de noyade.

  • Benjamin Biolay -

    Benjamin Biolay: Trash Yéyé
    N'achetez pas ça pour vous marrer, c'est de la poésie, de la vraie.

  • Keren Ann -

    Keren Ann: Keren Ann
    Un délice d'English pop veloutée à déguster sous sa couette les jours de grisaille. Chocolat chaud exigé.

  • Yann-Fanch Kemener -

    Yann-Fanch Kemener: Dialogues
    Chantre d'une Bretagne émerveillée des temps obscurs, Yann-Fanch Kemener fait daloguer musique savante et populaire dans un lyrisme intime et pénétrant. Incontournable.

  • Sigur Ros -

    Sigur Ros: Takk
    Envolées lyriques proches du chant des sirènes, les morceaux de l'ablum Takk poursuivent la recherche postrock minmaliste de ce groupe islandais qui atteint le sublime.

  • Nathan Fake -

    Nathan Fake: Drowning in a sea of love
    Si l'électro vous hérisse à ce point, lâchez vous sur cet album, vous finirez forcément par aimer ça: le romantisme planant réconcilie tout le monde, non?

  • Juliette Gréco -

    Juliette Gréco: Le Temps d'une chanson
    Juliette, muse de Saint-Germain, revisite le répertoire français avec l'éclectisme et la suavité qu'on lui connaît. Son dernier concert au Châtelet fût un moment de grâce, un de ces instants où le patrimoine national nous livre ses trésors en chansons.

  • Ellen Allien -

    Ellen Allien: Apparat
    Depuis l'ablum Berlinette, en passant par Thrills, Ellen Allien la froideur d'une musique électronique indomptée et l'émotion de samples sortis du fond des années 80. Intense, grisant et vitaminé.

  • Casey -

    Casey: Tragédie d'une trajectoire
    Du rap à l'état pur, contestataire et engagé, taillé dans une poésie sombre où le désespoir se consume dans la révolte.

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  • Masterklaus_7
    Y'a des jours où je fais la tronche!

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  • Elliot Perlman: Ambiguïtés

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    Lorsqu'un acte tolère plus d'une interprétation, toutes les pistes sont possibles. Mais seule celle de l'humanité persiste, au-delà de toute condamnation. Un plaidoyer contre la morale financière et la tyrannie de la justice. Et surtout: un diamant d'écriture.

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    Occupation intermitente d'un territoire temporel ou spatial, le zone autonome est une force de subversion disparaissante qui échappe aux époques. Anonyme, elle reprend à l'espace qu'elle circonscrit la liberté qui lui a été volée. De la piraterie utopique à la cyber-culture, l'auteur analyse le potentiel révolutionnaire de ce mode intenable de contestation.

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    Une critique acerbe de l'expansionnisme des marques et du grignotage de l'espace social par les identités marketing avec pour corollaires: l'appauvrissement culturel, la fabrication d'une utopie commerciale et les dérives de la course au profit transformant les populations en une masse nomade d'intérimaires.

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    Outre Le Temps des Tribus, ouvrage majeur, Du Nomadisme montre comment les multiples formes de fluctuations du monde postmoderne donnent naissance à la notion de nébuleuse affective qui caractérise une nouvelle société fourmillante et atomisée en quête de nouveaux repères.

  • Fiammetta Venner: Extrême France

    Fiammetta Venner: Extrême France
    Le Front National est la synthèse d'une série de courants appartenant à la droite radicale: les mouvements nationaux-radicaux, royalistes, catholiques traditionalistes et provie. Dans une perspective historique et thématique, l'auteur passe au scalpel ces idéologies sous-jacente à l'ultra-droite. Un ouvvrage aussi sombre qu'éclairant qui se dévore comme un roman policier.