Pour ceux qui - surtout dans le désespoir - parviennent à se dépasser, les larmes provoquent l'écoeurement, ou plus modestement la marque d'un dédain qui relègue les pleurs aux rangs des deuils non encore finis, des regrets à moitié avalés, des souvenirs étranglés par la castration, mais qui remontent. Pleurer est tout entier et culturellement bouffé par la chose catholique: c'est un rabais surnommé demande ou accord de pardon, et qui s'exhibe. Il faut revenir à une gratuité du chagrin, à son désintérêt profond pour toute explication, le décoller des larmoieries.
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